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Marie Sophie Germain


Marie Sophie Germain C'est une illustration typique des préjugés qui existaient concernant le travail des femmes dans les cercles scientifiques de son temps.

Née à Paris, en France, le 1er avril 1776, fille de Marie Madelaine Gruguelin et Ambroise François, une prospère marchande de soie. Déterminée à devenir mathématique, elle a tout lu à ce sujet dans la bibliothèque de son père et dans les livres qu'elle a pu obtenir, en particulier les œuvres d'Archimède, d'Euler et de Newton. Elle a également obtenu des notes de cours de cours à l'Ecole Polytechnique de Paris, qui ne permettaient pas la présence de femmes dans ses locaux. Son éducation mathématique autodidacte très irrégulière a montré un certain nombre de lacunes qui lui causeraient plus tard des problèmes. Jamais marié; les biens familiaux étaient suffisants pour garantir leur subsistance jusqu'au moment de leur décès.

Il correspondait avec les grands mathématiciens de son époque Joseph Louis Lagrange, Adrien Marie Legendre et Carl Friedrich Gauss, parfois sous le pseudonyme de M. Leblanc, craignant que sa condition de femme n'empêche son travail de recevoir l'attention voulue. Avec Lagrange, Sophie entretenait une relation de respect mutuel et ce mathématicien devint finalement son conseiller et son supporter.

Pour Legendre, Sophie a écrit sur les problèmes suggérés par Essai sur la Théorie des Nombres de 1798, et ses conclusions ont été jointes par l'auteur à la deuxième édition de ce livre. Entre 1804 et 1809, il a correspondu avec Gauss au sujet des méthodes présentées par ce célèbre mathématicien dans ses «Disquisitiones Arithmeticae». Pendant cette période, il a produit des résultats importants liés au «dernier théorème de Fermat».

En 1811, 1813 et 1816, il a présenté trois travaux théoriques sur des plaques vibrantes basés sur les expériences du physicien allemand Ernst F.F. Chladni dont le dernier a reçu un prix de l'Institut de France. Gauss l'a fortement recommandée pour un doctorat honorifique de l'Université de Göttingen, mais Sophie Germain est décédée avant que cet honneur ne lui soit accordé. Sophie Germain est décédée le 27 juin 1831. Son certificat de décès ne montre pas la profession de scientifique ou de mathématique, mais celle de locataire.

Sources: Dictionnaire des biographies scientifiques (1970-1990),
Encyclopédie Britannica, thème "Germain, Sophie"